Les industries du parfum de Grasse

La place du vingt-quatre août offre un point de vue sur les quartiers inférieurs de Grasse où l’on distingue encore quelques hautes cheminées d’anciennes usines à parfum. L’occasion, à travers le patrimoine architectural et les paysages, de redécouvrir l’histoire de l’industrie du parfum. Si Grasse comptait déjà des artisans parfumeurs, ce n’est qu’au début du dix-neuvième siècle que de jeunes entrepreneurs, comme Hugues, Méro, Niel ou Roure, créent les premières industries du parfum. Tandis que les cultures de plantes à parfum s’étendent aux alentours, les fabriques, où l’on produit des pommades et des huiles parfumées à partir de l’enfleurage à froid, se concentrent dans la ville et à sa périphérie. Dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, ces fabriques se multiplient. De grandes usines avec des halles rectangulaires et de hautes cheminées sont bâties à l’extérieur de l’agglomération. L’enfleurage à froid cède la place à la distillation par injection directe de vapeur. Dans le même temps, la ville se dote de nouvelles infrastructures. Chemin de fer, ponts, logements ouvriers et demeures patronales répondent aux besoins suscités par le fulgurant développement de l’industrie du parfum. La première guerre mondiale marque le coup d’arrêt de cette expansion. Au cours du vingtième siècle, la production de plantes florales et l’industrie du parfum connaîtront un déclin progressif.
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